Son parcours, sa méthode, sa vision : l’entraîneur de La Duchère, âgé de seulement 32 ans, revient sur toutes les expériences qui ont jalonné son parcours et l’ont élevé à ce rang. Entretien long format avec un touche-à-tout, au profil atypique.
Jouer la montée en National à 32 ans n’est pas commun. C’est pourtant ce que s’échine à faire chaque week-end Jordan Gonzalez, l’entraîneur de Lyon-La Duchère, 3e de sa poule de N2, à 3 unités du leader Jura Sud.
Pur lyonnais, celui-ci évoque un parcours déjà riche de plusieurs expériences, entre directeur sportif, entraîneur d’équipes de jeunes, analyste vidéo ou responsable de pôle socio-éducatif. Qui font de lui un jeune coach en pleine réussite aujourd’hui.
Jordan, à 32 ans, vous êtes à la tête d’une équipe de National 2. Qui êtes-vous ?
J’ai commencé assez tôt à entraîner, vers 18 ans, à Givors (Rhône), un petit club de district de quartier. Avec les jeunes, j’avais la fibre, l’envie de partager, d’apporter un plus. Quand je jouais, j’étais défenseur, donc habitué à beaucoup parler, communiquer, guider. Souvent on me donnait le brassard de capitaine. C’était assez naturel. J’ai commencé à vouloir me professionnaliser, travailler dans le sport de manière global. J’ai eu une proposition du Cascol (à Oullins), qui était en reconstruction, un bon club formateur de la région lyonnaise. Ils me proposaient une alternance en passant un diplôme d’entraîneur, j’ai accepté, ce qui m’a permis de rentrer dans le monde du sport, professionnellement parlant. A l’issue du diplôme, j’ai enchaîné là-bas avec mon brevet d’état, à 21 ans.
« On m’a rapidement donné des responsabilités »
Des gens coachent assez jeunes, dans leur club, mais vous ça s’est accompagné rapidement d’autres responsabilités. Comment ça s’est passé ?
J’ai rapidement eu des casquettes dans ces deux clubs auxquelles je n’étais pas préparé. A 18 ans, j’avais déjà des 15 ans-16 ans à entraîner, et en arrivant au Cascol, j’ai eu un poste à responsabilité dans la direction, avec des décisions, du management, des projets socio-éducatifs à mener. J’ai touché à tout.
Je suis resté 7 ans au Cascol et j’ai pu entraîner à tous les niveaux, en district, en ligue, en seniors, en jeunes, toutes les catégories, avec toutes les casquettes, à la fois responsable socio-éducatif, directeur sportif, ou responsable de l’école de foot. Ça m’a permis d’expérimenter, de voir beaucoup de choses, d’échanger, de créer un réseau. Et de pouvoir me former de manière assez autodidacte, entre guillemets. J’ai fait des erreurs qui m’ont permis d’évoluer, me corriger, pour ne pas les reproduire. Et puis après 7 ans, j’arrivais un peu au bout de l’histoire. J’ai décidé de partir au FC Lyon, un très gros club formateur de la région lyonnaise.
Le début d’une – déjà – deuxième partie de carrière de coach, quelque part…
Au FC Lyon, j’ai eu en charge les U19 la première année, avec un objectif de montée en U19 nationaux. On finit premiers, mais on ne monte pas, à cause d’un calcul avec les cinq premiers de poule en France qui ne nous a pas profité. Mais on avait fait une très grosse saison. Le club décide de se séparer de l’entraîneur des U17 Nationaux la saison d’après, qui est l’équipe phare sur les jeunes, et ils m’ont proposé le poste. J’ai accepté la mission, ce qui a d’ailleurs permis de mettre en lumière mon travail, celui de mon staff, et les joueurs. On finit premiers de la poule C devant six centres de formation. Après ces 2 ans, je suis parti à Lyon-La Duchère, qui m’a sollicité et m’a offert une double-casquette, celle de deuxième adjoint et analyste vidéo de l’équipe en National, et celle de coach des U18. Cela fait maintenant quatre ans que j’y suis.
J’ai fait trois années, ou plutôt deux années et demie avec les U19 Nationaux, puis j’ai remplacé le coach des seniors en N2 l’an passé (en décembre 2021) après six mois avec les U19. Le club m’a sollicité pour mettre un nouveau projet en place : il voulait quelqu’un en interne, de frais, avec de nouvelles idées. Ils ont retenu mon profil pour le poste avec l’objectif de maintenir l’équipe en National 2, elle qui venait de descendre de National. On a réussi à l’avant-dernière journée, et cette année on est repartis sur des bases nouvelles, avec un projet où ça se passe plutôt bien, on ne va pas se plaindre !
« Le côté social et humain, c’est primordial pour moi »
Beaucoup d’entraîneurs ont été joueurs, puis coachs… Vous, on a presque l’impression que vous avez été joueur pour acquérir de l’expérience et devenir entraîneur !
Quand je commence à 18 ans, je ne me dis pas que je vais devenir entraîneur de foot professionnel et en vivre. Je suis plutôt dans une optique où je travaille dans le club de mon quartier, coach plus animateur de quartier à côté, que je vais devenir professionnel du sport, mais de manière générale. Et puis j’ai commencé à y prendre goût quand j’ai commencé à évoluer en termes de clubs, ça donne une certaine vocation, j’ai aussi vu différents profils (de postes). Et puis j’ai passé mes diplômes, je me suis senti à l’aise, et j’ai commencé à me professionnaliser.
On va dire que le déclic, ça a été après mon brevet d’Etat, vers 22-23 ans : là, je me dis que je vais en faire mon métier, que je vais vivre de ça. Être entraîneur en N2, à 32 ans, je ne m’y attendais pas en toute honnêteté, ce n’est pas quelque chose que j’avais programmé !
Ce côté « coach des jeunes » dans un club de quartier ou directeur de pôle socio-éducatif, ce n’est pas commun : on imagine que ces expériences irriguent aussi votre profil et façon de faire aujourd’hui…
Oui, après voilà, j’ai un profil assez atypique. Joueur, j’avais un niveau régional, et je n’ai jamais évolué à un haut niveau. J’ai arrêté très tôt car j’ai privilégié l’entraînement. Les deux horaires se chevauchaient, et j’ai dû faire un choix, difficile, car je reste avant tout un footeux, j’aime le foot et jouer au foot (sourire).
Mais c’est sûr que mes différentes expériences, mon vécu, c’est ce qui fait de moi aujourd’hui la personne que je suis, humainement, et je n’oublie pas d’où je viens. Je veux que mes équipes transpirent ça, dans le relationnel avec mes joueurs, le côté social, le côté humain, c’est pour moi primordial. C’est pour ça que je me sens bien à La Duchère, c’est un club qui fait beaucoup sur ces plans-là.
« J’avais une certaine appréhension, je me suis mis une pression »
Par rapport au relationnel, comment ça se passe avec votre âge ?
Quand j’ai signé 2e adjoint en National à La Duchère, j’ai eu cette barrière de l’âge, où même moi je me suis mis une pression par rapport à ça. Je me suis dit « je suis plus jeune, je vais être au contact de joueurs plus âgés que moi, qui ont joué pour certains en Ligue 1, ont un vécu, un niveau de jeu que je n’ai jamais eu, quelle crédibilité j’allais avoir pour leur parler, les conseiller, leur faire des remarques ? »
C’est vrai que j’avais une certaine appréhension. Mais mes deux années dans le rôle de 2e adjoint, j’avais une proximité avec les joueurs, un relationnel différent, et ça m’a permis de voir quels étaient leurs besoins, leurs attentes, comment ils évoluent dans le vestiaire à ce niveau-là, connaître les exigences du National, même les contrats, les primes, etc. Ça m’a permis de prendre pas mal d’informations, j’étais à l’affût de tout, je regardais tout ce qui se passait, les relations dans le staff, avec les joueurs, entre les joueurs. Et après on se sent de plus en plus à l’aise, et on ne fait plus attention à l’âge.
Quand je suis passé numéro 1 l’an passé, je n’ai pas parlé de mon âge, j’ai mis un cadre en place, je n’ai pas changé, je suis resté le même qu’avec les jeunes de 16 ou 17 ans. J’essaie de rester proche de mes joueurs. Après, je mets des barrières, et le respect doit être le même, que j’ai 50 ans ou 32 ans. Ça se passe bien, honnêtement, je suis ouvert et je dis les choses aux joueurs, et j’accepte aussi d’en entendre (rires).
« Avoir coaché des jeunes avant me sert beaucoup aujourd’hui »
Coach en jeunes, analyste vidéo, coach en N2. Déjà un sacré parcours…
L’aspect entraîneur de jeunes me sert beaucoup aujourd’hui. On a des générations qui changent, elles sont en décalage avec celles plus âgées, et avoir été coach me permet entre guillemets d’être à la page, me permet d’appréhender celle qui arrivent, ce ne sont plus les mêmes codes, que je connais. Je ne dirais peut-être plus ça dans vingt ans, mais aujourd’hui j’en profite (rires) !
Quand j’étais coach en jeunes, j’étais à outrance sur l’aspect jeu, avec le développement et la formation du joueur. J’essaie d’avoir un équilibre au niveau N2, avec les résultats, la pression de la direction. Mais j’essaie de garder cet aspect formateur.
L’outil vidéo, celui d’analyste, je l’avais ciblé, je voulais être formé sur ça, pour moi c’était important de le maîtriser. Il me sert également avec les nouvelles générations. C’est un métier qui est exigeant, usant, mais j’ai beaucoup appris. Les coaches nous écoutent, on a du recul, un œil différent; ça m’a permis d’ouvrir mon champ de vision, ma palette. J’ai « mangé » beaucoup de matches, tactiquement on voit des choses, flagrantes ensuite quand on les voit sur le terrain, ça m’a permis de gagner en traitement d’informations. Dans un match maintenant j’ai des habitudes qui me permettent de voir des choses de manière assez efficace par rapport à avant.
Quelles sont vos méthodes de travail à La Duchère ?
Déjà, j’ai un staff qui m’entoure. Je bosse beaucoup avec eux et je délègue beaucoup. L’idée, c’est que chacun trouve sa place et s’épanouisse dans son rôle. J’essaie d’alterner des séances où j’anime et où je prends du recul. Je n’anime que 30 ou 40% de la séance. Pour avoir un avis différent, être dans un relationnel et rôle différent, une fois donner des ordres, d’autres des conseils, être plus dans le recul et l’analyse.
Sinon, en méthode, je travaille tout avec ballon, jusqu’en veille de match. En lien avec le modèle de jeu qu’on met en place en début de saison, auquel on se tient et on se réfère. On le présente aux joueurs, pour qu’ils aient un outil et un fil conducteur, qu’ils sachent pourquoi ils font ça, pourquoi ils jouent, dans quel intérêt, quel objectif, avec une participation. Pour que ça leur donne un intérêt et une notion de plaisir, une envie d’être impliqué. Je trouve qu’ils sont plus réceptifs.
On a pas mal de temps dans la semaine où le projet de jeu est partie prenante, et des temps où on travaille sur le match et l’adversaire. Le plaisir est aussi au cœur du jeu, il y a beaucoup de travail porté sur l’offensif. Sur ma méthode, je mets un grand accent sur la transition. J’alterne aussi avec des entretiens individuels, sur l’aspect mental du joueur, des fois on va aller chercher le positif, ou aller chercher le positif pour ceux qui sont dans le négatif, et le travail sur la vidéo également, sur l’adversaire ou sur notre équipe, comment on peut s’améliorer.
« Je vois le foot comme un sport de spectacle, de plaisir »
Et ça marche ! Vous faites une excellente saison, dans une énorme bataille pour la montée, où vous êtes une des meilleures attaques de N2. C’est un cercle vertueux.
Comme je dis souvent aux joueurs, moi je n’ai pas connu le milieu professionnel, et je vois le football comme un sport de spectacle, de plaisir. On est tous des passionnés de ce sport, à la base, quand on s’inscrit pour jouer. C’est quelque chose pour moi qui doit se retranscrire et se voir sur le terrain. Une équipe qui ne prend pas de plaisir, c’est difficile.
Après, on adapte : aujourd’hui le championnat de N2 et l’exigence des résultats le requièrent aussi. Il faut faire le dos rond, délaisser parfois le ballon. Mais l’idée principale c’est d’être une équipe qui aime avoir le ballon, qui aime jouer, prendre du plaisir de manière collective, qui aime donner du plaisir aux personnes qui viennent voir le match, et donc du coup avec l’idée de vouloir marquer plus que l’adversaire.
On regarde avant tout l’aspect offensif, mais il y a également l’aspect défensif (sourire)… Cette saison, c’est vrai qu’on n’avait pas programmé un début de saison comme ça, en toute honnêteté. Il fallait reconstruire un groupe, avec des nouvelles recrues, 15 départs à l’intersaison, remettre une identité lyonnaise, avec des Lyonnais, repartir avec des jeunes aussi, remettre en avant la formation qui travaille bien ces dernières années. On a fait une première partie encourageante; à l’origine on jouait le maintien avec ces six descentes. Et de fil en aiguille, on a montré un visage offensif, des contenus encourageants, et on s’est dit qu’on avait quelque chose à jouer. Avec quelques renforts permis par les actionnaires, on est repartis sur les mêmes bases en 2023, avec des buts, on garde le côté offensif.
L’idée, c’est de faire durer ça sur les matches qui restent pour essayer d’aller chercher la montée, même si ce n’était pas programmé au début. Aujourd’hui, on va la jouer jusqu’au bout, essayer de gagner du temps dans le projet du club qui est de retrouver le National.
Moi, au quotidien, ce n’est que du plaisir, je suis avec un staff que j’ai choisi, avec qui ça se passe bien, j’ai une relation de confiance avec le club et ma direction. Le club est reparti sur une dynamique positive après deux saisons compliquées, dans le sillage de notre saison actuelle, qui redonne du baume au cœur. Le club travaille bien comme sur les jeunes, tous nos feux sont au vert, on avance dans le bon sens, avec un gros effort de restructuration les dix dernières saisons. Cela paie aujourd’hui. Ils m’ont donné les clefs de l’équipe fanion pour que Lyon-La Duchère retrouve la place qu’il mérite, a minima le National, avec la volonté de mettre le club en Ligue 2 à moyen-long terme. C’est quelque chose qui est dans les têtes de tout le monde. Pour le National, ce n’était pas prévu cette année, mais si on peut aller chercher le Graal de la montée, tant mieux, on ne va pas se priver (sourire)…
Jordan Gonzalez, du Tac au Tac
Meilleur souvenir ?
La belle saison au FC Lyon avec les U17 nationaux. On avait atteint la 1ere place du championnat et les play-offs, une première en Rhône-Alpes et dans la poule où on était. Devant Auxerre, l’ASSE, l’OL, Clermont, pour un petit club amateur c’était fort et valorisant pour les jeunes.
Pire souvenir ?
Une élimination en Gambardella lors de ma 1ere année à Lyon-La-Duchère. On joue le TFC, on perd 3-0. C’était un match où on a été en difficulté et je n’ai jamais su trouver la solution, répondre à la problématique posée, contre une équipe qui avait très bien préparé son match.
Vous êtes un coach plutôt ?…
Offensif-agressif (rires).
Des modèles ?
Je m’inspire de beaucoup de coaches. Après j’ai beaucoup aimé le travail de Bielsa depuis des années, avant qu’il soit à Marseille, depuis qu’il était à Bilbao, sa philosophie, justement portée sur l’offensif mais avec un état d’esprit agressif… J’aime ensuite Diego Simeone, dans un registre différent, son côté agressif aussi, et après Guardiola, Arteta.
Un président marquant ?
Mon président actuel, Jean-Christophe Vincent. Il m’a donné ma chance à un niveau où très peu de monde l’aurait fait. C’est quelqu’un envers qui j’ai une très grande reconnaissance.
Un joueur favori ?!
Le joueur qui me fait rêver, c’est Carles Puyol.
Un joueur que vous avez entraîné qui vous a marqué ?
Isaac Hemans, qui a fait l’OL, le PSG, là actuellement à Bastia-Borgo en National, et Farès Chaïbi, au TFC aujourd’hui.
Un stade de rêve ?
Le stade de Boca, qui marque par son ambiance, son architecture. Et sinon, où j’ai joué, le stade de Laval, sa qualité. L’ambiance, une pelouse de qualité, etc. !
Un club où vous rêveriez de coacher ?
Le FC Barcelone.
Texte : Clément Maillard / Mail : contact@13heuresfoot.fr / Twitter : @MaillardOZD
Photos : Lyon – La Duchère
Ce n’était pas le pot de terre contre le pot de fer, mais un peu tout de même ! Le derby de la Dordogne, entre Trélissac et Bergerac, deux villes que tout sépare, mais proche de 50 kilomètres, a finalement tourné en faveur de « l’équipe de village », sans péjoration aucune.

Dans les allées, les stands sont nombreux et confèrent à l’ensemble une ambiance « village ». Anthony, le responsable marketing et communication (il est également joueur au club), présente le salon des exposants, où de nombreuses associations et entreprises sont venues assurer la promotion de leurs activités. Une initiative sympa qui anime et ambiance la soirée.
Ce derby du 24 ne fut pas d’un grand niveau technique, en revanche, sur le plan de l’intensité, le public – environ 800 spectateurs – en a eu pour son argent (5 euros l’entrée seulement, 2,50 en demi-tarif). Quel engagement !
Finalement, ni le résultat ni le scénario d’un match où l’arbitrage a pesé de tout son poids ne sont venus remettre en cause la relation entre les deux clubs : Loubat et Lannuzel se sont retrouvés sur la pelouse après la rencontre et ont, ensemble, pendant un bon quart-d’heure, refait le match où il fut essentiellement question de « tactique ». Rare et rafraîchissant. Et sans quelques obligations, médiatiques ou « commerciales », les deux hommes y seraient sans doute encore !
Président de Trélissac depuis 2009, Fabrice Faure est revenu sur les relations avec son voisin et a évoqué l’avenir. Un avenir en pointillé dû à la réforme des championnats nationaux.
Arrivé sur le banc voilà un peu plus d’un an, l’ex-coach d’Angoulême, de Moulins et d’Yzeure (avant la fusion), a assuré le maintien la saison passée. Et il est bien parti pour en faire de même cette saison. Modeste joueur de DH (Régional 1), il avait effectué ses classes de coach pendant 7 ans avec la réserve de l’AS Moulins, la propulsant de première division de district jusqu’en CFA2 (N3) ! Joueur, il avoue avoir « joué sous fausse licence à Saint-Georges-les-Ancizes », quand le club évoluait en CFA : « On était 25 mutés alors qu’on n’avait droit qu’à 6 ! » . Loubat n’a que peu goûté au niveau CFA : « J’étais surtout un bon joueur de DH, un numéro 10 ! J’étais un joueur d’entraînement, il me manquait le mental ! »

Aziz Dahchour n’a pas bien compris le concept de l’interview « Du tac au tac ». Ou plutôt si, il a tout compris ! Le milieu de terrain et capitaine du CS Sedan Ardennes a donné des réponses comme certains adressent des lettres de remerciements ! Quand il faut répondre par un mot, il répond par une longue phrase. Quand il faut répondre par un nom, il cite tout le monde, de peur d’en oublier ! Et s’il oublie quelqu’un, il n’hésite pas à vous envoyer un message, puis un deuxième !

Alors Drancy a calé (seulement 5 victoires en 34 matchs). Mais pas Aziz, qui s’est fait remarquer : « Cette saison-là, bizarrement, alors qu’on était derniers, c’est celle où j’ai eu le plus de sollicitations en N2 et en National. En fin de saison, j’avais envie de voir un autre projet. Je pense que j’avais fait mon travail avec Drancy, où je suis resté pendant 9 saisons. Je voulais me lancer un challenge. J’avais la possibilité d’aller en National mais finalement je suis resté en N2, à Sedan : le club a fait appel à moi à la dernière minute, et les négociations avec le directeur sportif, Julien Fernandez, ont été longues, mais il a su, avec son discours, me faire venir, et je ne le regrette pas ! »
« En début de saison, tout le monde nous voyait mort, raconte Aziz; on est resté dans les derniers pendant deux mois, et c’est ça que j’ai bien aimé : on a montré du caractère pour sortir de cette zone rouge, et on sait que c’est compliqué. Rien que ça, c’est déjà une grosse performance. Là, on a fait un faux pas contre Martigues, je pense qu’un match nul aurait été équitable, mais je suis certain que l’occasion de recoller en haut de tableau va se représenter. D’autres équipes du haut vont peut-être caler, et on verra si elles auront la même force mentale que la nôtre pour relever la tête parce que quand vous êtes toujours 1er ou 2e et qu’à un moment donné, ça ne va plus, comment le groupe va-t-il réagir ? Peut-être que certaines équipes n’auront pas les billes nécessaires pour relever la tête. Il reste douze matchs, et personne ne va gagner les douze… A nous de faire le travail pour titiller les équipes du haut. »
Meilleur souvenir sportif ?





















En 2012, Prince intègre les U19 Nationaux du club phocéen. Il y joue tantôt milieu défensif, tantôt défenseur central. Les joueurs de sa génération, comme Baptiste Aloé ou Laurent Abergel, évoluent déjà avec la réserve en CFA. Au centre de formation, il tape déjà dans l’œil du coach de la réserve et “navigue entre les deux groupes”.





Bientôt 4 ans que François Clerc est à la tête de l’ABFC (Andrézieux-Bouthéon Football-club). Et bientôt 5 ans que le natif de Bourg-en-Bresse (Ain), âgé de 39 ans, a mis un terme à une carrière de joueur bien remplie : c’était en juin 2018, avec le Gazelec Ajaccio, en Ligue 2.
Cette saison, c’est un peu plus compliqué pour les Faucons, dont la situation au classement – 13e sur 16 – a engendré un changement d’entraîneur, Jérémy Clément s’asseyant sur le banc à la place de l’ex-coach de Chamalières, Arnaud Marcantei, recruté en 2021.
François, comment êtes-vous arrivé à la tête d’Andrézieux ?
Pourtant, on a l’impression que l’ABFC n’a pas surfé sur cette « perf »…
Cette saison, en revanche, c’est beaucoup plus dur…
La décision d’évincer le coach Marcantei, fin janvier, c’était une première depuis votre arrivée ?




On n’est pas loin de Saint-Etienne, donc on a un territoire très dynamique, avec beaucoup d’entreprises, on est tout près d’un géant comme l’AS Saint-Etienne, l’un des plus grands clubs français, et on se doit de proposer autre chose. Après, c’est aussi un peu notre point faible car ce stade peut nous inhiber, nous mettre dans un certain confort.
Jouer le vendredi soir, c’est une volonté ?














C’est en pleine préparation d’une séance d’entraînement que Jean-Guy Wallemme, le nouvel entraîneur du SR Colmar (National 2), a décroché son téléphone, se rendant disponible pour un entretien autour de sa carrière de joueur et de coach.
Votre passage de joueur à coach s’est par ailleurs fait en partie avec une expérience peu commune d’entraîneur-joueur à Sainté (2000-2001)…
Nous n’avons pas encore parlé de votre passage à Lens (2008-2010), votre club formateur, celui de vos débuts, du titre de champion en 98, et de Ligue 2 en tant que coach. Forcément spécial.
Depuis 2017 et Dieppe, vous êtes revenu en France, avec une super expérience à Chartres notamment. Et puis il y a eu Fréjus ou Paris 13 Atletico dernièrement, où ça s’est fini tôt.
Meilleur souvenir ?
Meilleur souvenir ?
Malgré une situation géographique excentré et un budget plus que limité, Jura Sud Foot détient le record de longévité en National 2 : il enchaîne cette saison une 20e année consécutive à ce niveau ! Aujourd’hui, les Jurassiens jouent les troubles fêtes dans la poule sud-est avec à sa tête Valentin Guichard, un jeune entraineur de 32 ans qui n’avait qu’une dizaine de matchs sur un banc de touche seniors avant de saisir pleinement l’opportunité qui s’est présentée à lui.
Dès les premiers échanges, il est facile de cerner un homme passionné par le ballon rond. Le coach, qui se définit comme « un mec chaleureux et respectueux », est surtout un travailleur acharné, obnubilé par les détails. « Face à n’importe quel adversaire, je fais le maximum pour réduire les incertitudes. J’essaie d’emmagasiner le maximum d’informations sur les joueurs, le contexte, les particularités qu’il peut y avoir ».
Jura Sud Foot est le club qui a la plus grande longévité en cours en N2 (ex CFA) mais il fait peu parler de lui. Peux-tu nous présenter ton club ?
Avec ses bases saines et solides, que manque t-il pour passer un cap et jouer au niveau supérieur ?
Peux-tu nous parler de ton parcours ?
Qu’est-ce qui te procure le plus de plaisir dans ce nouveau rôle ?
Quels sont les objectifs que tu fixes à ton équipe pour la deuxième partie de saison ?
Qu’est ce que tu as ressenti lors de ton premier match de N2 avec la casquette de coach ?
Ta plus belle satisfaction de coach ?