Depuis son arrivée en France en 2017 à l’âge de 16 ans et demi, le Gabonais Brimau Nziengui n’a pas connu un parcours très linéaire. Après avoir été envoyé en équipe réserve (Régional 1) de Granville par son ancien entraineur Sylvain Didot, il a été réintégré en N2 depuis son départ. Il devrait disputer la CAN U23 avec le Gabon au Maroc qui débute le 24 juin.

A l’autre bout du fil, on entend les mouettes et l’écho laisse deviner quelques rafales de vent. « C’est sympa Granville quand il fait beau », nous répond en souriant Brimau-Kevan Nziengui Nziengui (de son nom complet).
A 22 ans, le milieu de terrain ou latéral droit au petit gabarit (1, 72 m), semble aujourd’hui épanoui et regarde sereinement devant lui sans « se faire de films » comme il l’explique.
Arrivé plein d’espoir en France à l’âge de 16 ans et demi chez une de ses tantes en Seine-Saint-Denis, le Gabonais a souvent déchanté. Lancé à 18 ans en National 3 à Versailles, il devait signer au Paris FC (Ligue 2) en 2019. Mais un souci de carte de séjour a empêché l’opération.
Son histoire avec Versailles, qui avait changé entre-temps de dimension financière, s’est ensuite mal terminée.
Il a également connu un gros soucis avec son entraineur Sylvain Didot à Granville qui l’a relégué en réserve (R1) en septembre dernier. Mais son limogeage le 31 janvier dernier a constitué le début d’un nouveau départ pour lui. Réintégré en National 2 avec Granville, il a participé, fin mars, à la qualification du Gabon pour la CAN U23 qui se déroulera au Maroc. Et des clubs de niveau supérieur recommencent à le suivre. « J’ai commis des erreurs de jeunesse mais maintenant, je suis devenu plus mature ». Pour 13heuresFoot, le gamin de Libreville est revenu, sans concession, sur son parcours.
« En arrivant du Gabon, j’ai signé au Bourget où mes cousins jouaient »
De Libreville à Granville en passant par la région parisienne, l’itinéraire de Brimau-Kevan Nziengui Nziengui a été souvent parsemé d’embûches. Mais il s’est accroché. « Comme beaucoup, j’ai commencé à jouer à 6 ans dans la rue. Mon père travaillait dans une société de ciment et ma mère dans la cuisine. Ça allait, on se débrouillait. »
Le petit milieu de terrain a rapidement intégré le Centre de Formation de football de Mounana (CFM), un club basé dans la capitale gabonaise. « Très tôt, mon but était de partir à l’étranger, j’étais déterminé. »
En 2017, il est sélectionné pour la CAN U17 qui se déroule au pays. « Plein de joueurs se sont fait remarquer et sont pros aujourd’hui. Moi, je n’ai rien eu de concret après cette la CAN. J’étais un peu déçu. »
Accompagné de sa mère, il part alors habiter en France chez sa tante qui vit au Blanc-Mesnil (93). « J’avais juste un visa. Comme mes cousins jouaient dans le club du Bourget, j’ai signé dans ce club. C’était en U17 Excellence. Le niveau, c’était quand même un peu bof… Mais je ne connaissais rien en arrivant en France, ni les clubs, ni les divisions. »
En plus du foot, il va au lycée pour préparer un bac pro commerce.
« Ma situation administrative a fait capoter ma signature au Paris FC »
A l’issue de cette saison au Bourget, Brimau rejoint Versailles à l’été 2018, un peu par hasard. « C’était au mois de juin, pendant la période des détections. J’avais un ami qui allait passer un essai avec la réserve de Versailles. Il m’a dit, « tu n’as qu’à venir avec moi »… Lors de la détection, j’ai tapé dans l’oeil de Vincent Mayuma, l’entraineur de la réserve de Versailles. Il a demandé à Youssef Chibhi, l’entraineur de l’équipe première, de venir me voir. Il m’a intégré à l’effectif de la N3 pour la reprise. » Il a alors 17 ans et effectue plusieurs apparitions en équipe première. « J’ai réussi à gratter du temps de jeu, je progressais, j’étais content. »
Lors d’un match de fin de saison, à Aubervilliers, il livre une prestation XXL. Dans les tribunes, Fabien Valeri, alors entraîneur de la réserve du Paris FC (N3), qui suivait le Gabonais depuis quelques semaines, finit par se laisser convaincre de son potentiel. Brimau rencontre Pierre Dréossi et Jean-Luc Ruty, directeur sportif et directeur du centre de formation du Paris FC, au centre d’Orly. Ils lui proposent un contrat de stagiaire pro. D’autres clubs de Ligue 2 comme Grenoble et Dunkerque le suivaient également. « Mais ma situation administrative a tout fait capoter. Le Paris FC a pourtant tout fait pour que j’ai des papiers. Ils m’ont même dit, « rentre au Gabon et tu reviendras ensuite… » Mais c’était trop compliqué. Forcément, tout ça laisse des regrets. J’aurais pu jouer au Paris FC, dans un club pro… Quand j’y repense, ça pique. »
« A Versailles, j’ai été indiscipliné à la fin »
Après ce faux-départ au Paris FC, il revient donc à Versailles. Sur le terrain, tout se passe bien. Il s’impose petit à petit comme titulaire et Versailles est promu en National 2 après l’arrêt des championnats lors du premier confinement, au printemps 2020.
La saison suivante est encore stoppée après neuf journées. Nziengui n’a pu jouer que trois matchs de National 2. Et lorsque les clubs sont de nouveau autorisés à s’entraîner, il se blesse, tout seul, sur une chute. Il est opéré avec succès des ligaments externes d’un genou.
Entre-temps, Versailles a changé de dimension financière avec l’arrivée du groupe immobilier City comme actionnaires en mars 2021.
Au début de la saison 2021-2022, Versailles a effectué un gros recrutement. Plusieurs joueurs confirmés de National et National 2 sont arrivés à son poste. Le Gabonais ne rentre plus dans les plans de l’entraineur Youssef Chibhi, avec qui les rapports s’étaient distendus ces derniers mois. « Brimau n’a pas eu le meilleur des comportements, il a fait des erreurs de jeunesse », explique un membre de son entourage.
« J’ai appris de mes erreurs »
Avec le recul, Nziengui fait son mea-culpa sur cette période : « J’ai été indiscipliné, j’ai été trop pressé, pas assez patient. Mais je revenais de blessure et je ne jouais pas. Le club avait fait un recrutement un peu XXL mais le coach m’avait dit qu’il comptait quand même sur moi. Mais dans la réalité, ce n’est pas ça qui s’est passé. Donc ça m’a énervé. J’ai fait des trucs cons, je boudais, j’arrivais en retard aux entrainements…» En septembre 2021, il finit par résilier son contrat.
Pendant que ses anciens coéquipiers de Versailles font la course en tête en National 2 et poursuivent leur formidable épopée en Coupe de France qui les emmènera jusqu’aux demi-finales à Nice, Nziengui, lui, s’entraîne seul.
Son conseiller le propose à Chambly (National) mais l’affaire ne se conclut pas. Il est tout près de signer à Chantilly (N3) mais préfère rejoindre Granville (N2) en janvier 2022.
En Normandie, bercé par l’air marin, il a trouvé une nouvelle stabilité. « Je suis posé avec ma copine, tranquille. Je veux montrer que je ne suis pas un mauvais garçon. J’ai appris de mes erreurs maintenant. Je sais que je dois respecter et accepter les choix de l’entraineur, rester concentré, et ne plus me comporter comme je l’ai fait à la fin à Versailles. Je suis revanchard.»
« Sylvain Didot a complètement oublié l’aspect humain »
A Granville, il a d’emblée gagné sa place de titulaire. Mais une nouvelle affaire extra-sportive va mettre un nouveau coup d’arrêt à sa carrière. En septembre dernier, il est appelé par la sélection U23 du Gabon. L’entraîneur de Granville, Sylvain Didot, lui oppose un refus catégorique. « Il ne voulait pas que j’y aille. C’est la manière et les mots qu’il a employés qui m’ont fait mal et fait péter un cable. Il n’y avait pas que la sélection, c’était plus profond que ça. Ca faisait 6 ans que je n’étais pas rentré au Gabon, que je n’avais plus revu ma famille. En plus, mon père était malade… D’accord, j’étais sous contrat avec Granville, donc je devais obtenir son autorisation, mais il a complètement oublié l’aspect humain. Il s’en foutait de ce que je pouvais ressentir. Le pire, c’est qu’après, ça, il m’a mis à la cave. »
Brimau est exclu du groupe N2. Il doit s’entraîner et jouer avec la R1 de Granville. « Ca m’a fait mal car je ne méritais pas ça. J’ai été patient. Mais un départ est devenu inéluctable. » Le 31 janvier, lors du dernier jour du mercato hivernal, il s’apprête à signer à Chantilly (N3). Mais il est rattrapé in-extremis par Granville. « On m’a appelé en me disant « le coach est viré », que je devais revenir. J’ai été réintégré en équipe première par Matthias Jouan, mon entraîneur en réserve qui a fait l’intérim avant d’être épaulé par Olivier Cahoreau. »
« Je vais tout faire pour maintenir Granville »
Le nouveau binôme à la tête de l’US Granville lui redonne du temps de jeu en février. Et preuve que les choses ont bien changé, il peut rejoindre, cette fois sans psychodrame, sa sélection du Gabon U23 pour les deux matchs éliminatoires à la CAN de la catégorie qui se déroulera à partir du 24 juin au Maroc.
Vainqueur à l’aller le 25 mars à Franceville (1-0), le Gabon a arraché sa qualification trois jours plus tard au Cameroun après les tirs aux buts (7-6, 0-1). « Ça été une grande joie de se qualifier. Moi, je suis resté sur le banc. Quand on est un compétiteur, on en veut toujours plus. Mais je me dis que c’était déjà bien d’avoir été appelé après tout ce que j’avais connu ces derniers mois. Ça me montre aussi que je dois faire encore plus d’efforts pour avoir plus de temps de jeu en sélection. Mais pouvoir rentrer au pays m’a fait beaucoup de bien au moral. Je suis revenu ressourcé. »
Cela s’est rapidement vu sur le terrain. Trois jours après son retour, il a inscrit son premier but avec Granville face à la réserve de Guingamp le 1er avril (2-0). Si son poste de prédilection est plutôt milieu défensif, il est utilisé en latéral droit. « Je connais mes compétences au milieu mais si c’est pour aider l’équipe, ça ne me dérange pas de jouer à droite. Je suis quelqu’un qui vit dans le moment présent donc je ne fais pas de plan. J’espère déjà finir cette saison le mieux possible et tout faire pour maintenir Granville en N2. Ensuite, j’espère pouvoir accrocher une place dans la liste pour la CAN U23 au Maroc. Pour cela, il faut que je je sois bon avec Granville. »
Pour la suite, il ne veut pas se faire « de films ». « Bien sûr que, comme tout le monde, j’aspire à jouer le plus haut possible. Mais je ne rêve pas, je n’ai pas de clubs préférentiels. Quand je regarde mon parcours, je sais que j’aurais pu faire mieux. Mais je n’ai pas de regrets trop amers. Je suis encore jeune, tout ce que j’ai connu, même les mauvaises expériences, m’ont donné de la maturité. Ça fait partie de ma construction. »
Brimau Nziengui, du Tac au Tac
Première fois dans un stade comme spectateur ?
C’était un match de la sélection du Gabon dans le grand stade de Libreville.
Meilleur souvenir de joueur ?
La CAN U17 au Gabon en 2017. On avait été éliminés en poules. Mais l’ambiance était magnifique. C’est cette CAN qui m’a poussé à continuer le foot et m’a laissé penser qu’il était possible de faire un truc.
Pire souvenir de joueur ?
C’est quand j’ai été appelé en sélection U23 du Gabon en septembre et que Sylvain Didot a refusé que je parte. Je l’ai très mal vécu.
Une manie, une superstition ?
Je mets d’abord ma chaussure gauche avant la droite et je rentre sur le terrain avec ma jambe gauche en premier.
Le geste technique préféré ?
La passe cachée.
Qualités et défauts sur un terrain ?
Mes qualités, ce sont mon côté athlétique, agressif et joueur de ballon. Après, je manque de concentration sur l’ensemble d’un match.
Votre plus beau but ?
Ce n’était pas en France. C’était au Gabon, au centre de formation en U17. Une frappe des 35 mètres.
Le joueur le plus fort que vous avez affronté ?
C’est difficile d’en sortir un…
Le joueur le plus fort avec qui vous avez joué ?
Bissenty Mendy à Versailles. Il est ensuite parti à Sedan et joue maintenant en Ligue 2 avec Annecy. Un défenseur central très très fort… A Versailles, il avait aussi Bryan Goncalves qui est à Laval (Ligue 2) maintenant, notre buteur Johanne Akassou (Orléans) et Amine Kheche (sans club cette saison) qui étaient aussi forts. On avait une belle équipe.
L’ entraîneur qui vous a marqué ?
Youssef Chibhi à Versailles. C’est lui qui m’a donné ma chance. J’aimais bien son discours, sa philosophie. C’est un vrai tacticien.
L’entraîneur que vous ne voulez plus jamais recroiser ?
Forcément, Sylvain Didot. Ce qu’il m’a fait, ça dépasse le cadre du foot.
Le président qui vous a marqué ?
Daniel Voisin à Versailles et maintenant Benjamin Bahu à Granville. Tous les deux ont toujours été là pour moi.
Le club où vous vous êtes-senti le mieux, où vous avez pris le plus de plaisir ?
J’ai beaucoup aimé Versailles. C’était la famille. Mais je suis très bien maintenant à Granville. Je m’y sens bien.
Le club que vous avez refusé et que vous regrettez ?
Quand j’étais à Versailles, j’aurais pu aller à Fleury (National 2). C’est un bon club de la région parisienne. Mais je regrette moyen…
Le club qui vous fait rêver ?
L’OM pour son ambiance.
Vos joueurs préférés ou modèle ?
Deux milieux : Paul Pogba et Marco Verratti.
Un stade mythique ?
Le stade Vélodrome de l’OM.
Le joueur le plus connu de votre répertoire ?
Guélor Kanga. Un international gabonais (60 sélections), formé au CF Mounama comme moi. Il joue à l’Etoile Rouge de Belgrade.
Vos occupations en dehors du foot ?
A Granville, il n’y a pas grand-chose à faire à part les restaurants et la plage l’été. Le Casino, je n’y suis jamais allé. Je reste tranquille chez moi, je joue à la play, je regarde des vidéos.
Si vous n’aviez pas été footballeur pro ?
J’aurais continué l’école et je ne sais pas où ça m’aurait mené…
Le milieu du foot en deux mots ?
Ingrat dans les deux sens.
Le Gabon, la région parisienne ou la Normandie ?
Le Gabon, forcément, c’est mon pays. Mais j’ai bien aimé vivre à « Paname « aussi.
Textes : Laurent Pruneta / Mail : lpruneta@13heuresfoot.fr / Twitter : @PrunetaLaurent
Photos : US Granvillaise et DR
En revanche, avec Christophe Celdran, on est d’accord sur une chose évidente : la saison est folle ! Folle parce que les quatre équipes de tête étaient encore ex aequo avant la 23e journée, et qu’elles se tiennent aujourd’hui en 3 points avant la 24e !
Et sportivement, êtes-vous dans les clous ?
L’équipe fanion est leader avec 2 points d’avance sur Grasse avant le choc de ce week-end (samedi 15 avril à 18h) : vous attendiez-vous à cela ?
Vous disiez que ce championnat de N2 était fou…
Le club a passé une saison en National en 2018-2019 mais après une bonne première partie de championnat, il s’était écroulé après la trêve : qu’avait-il manqué à l’époque pour se maintenir ?
La Ligue 2 pourrait-elle, à termes, être envisagée ?
Comment fonctionnez-vous avec les trois autres présidents ?

Vous avez quand même un certain parcours et pedigree en France. Après Cannes, il y a eu le Paris FC en National et Laval en Ligue 2.
C’est drôle, car quand on regarde votre parcours, il y a une forme de linéarité. Mais le National à l’époque, ce n’était donc pas un temps de passage ? Vous êtes dans l’équipe type du championnat une année, quand même !
Merci pour la passe décisive ! Vous faites en effet le choix de partir en Allemagne, au Dynamo de Dresde, en D2. Pourquoi, alors que vous aviez des touches en L1 ?
La dernière journée de L2 avec Laval, on va à Clermont, et là un joueur de Dresde, Romain Brégerie, qui est devenu un très bon ami, m’appelle à l’hôtel la veille. Il me dit : « Voilà, ils m’ont dit de t’appeler, je voulais juste te dire ce qui t’attend si tu signes ici, même si c’est toi qui choisiras à la fin ». Mais je ne me voyais pas encore passer ce cap de l’étranger, car je voulais jouer en Ligue 1.
Comment se sont passés ces premiers mois en Allemagne ?
A Dresde, vous appréhendez ce football allemand, et y restez deux saisons. Avant de passer un nouveau cap à Bochum.
Désormais, vous êtes une légende du club (il rit). Neuf ans au VFL, une montée en Bundesliga comme capitaine. Une aventure sportive et humaine qui vous marquera à vie on imagine.
Le maintien est en vue en plus, cette année encore. Ca doit être un rêve éveillé de jouer en Bundesliga.
Votre parcours est finalement bluffant, du National en France à la Bundesliga en Allemagne, à jouer contre le Bayern, Dortmund ou Leverkusen : qu’est-ce que ça vous inspire ?
C’est vrai qu’on n’en a absolument pas parlé, mais vous avez 37 ans ! Quelle longévité…
Meilleur souvenir ?









Et si Cris, l’entraîneur de Versailles, devenait le 12e entraîneur remplacé cette saison en National, en cas de nouveau revers de son équipe vendredi à Saint-Brieuc ? Ne riez pas, c’est très sérieux.
13 heures foot : L’Unecatef, que vous présidez, a communiqué le chiffre de 64 entraîneurs limogés depuis le début de saison, de la Ligue 1 au Régional 1 : qu’est-ce que cela vous inspire ?
Avec la professionnalisation du National, est-ce la fin aussi de belles histoires ? La fin du rêve pour certains « petits » clubs ?
Hormis dénoncer, quels sont les leviers de l’Unecatef ?
N’y-a-t-il pas non plus beaucoup trop d’entraîneurs étrangers ?

Ancien attaquant d’Aubervilliers (de la DH au National), Zizek Belkebla (51 ans) est un touche à tout. Comédien, écrivain, il vient de sortir son premier roman, « Mohand et Raoul, l’Arabe et le juif », basé sur une histoire d’amitié. Un « livre personnel, au-delà du temps, des territoires et des religions, qui évoque l’esprit de fraternité », comme il le résume.

Vous êtes un consultant qui insiste beaucoup sur les différents aspects du jeu, la technique…
Vous avez connu le National, à l’époque à deux groupes, comme joueur. C’était naturel de vous retrouver consultant sur cette division ?

Le club d’Aubervilliers est aussi étroitement lié à votre famille…
Première fois dans un stade ?
Une manie, une superstition ?









Niché au cœur des Vosges, le SAS jouit d’un passé glorieux. Dix ans en Division 2 (1995 à 1997, 1990 à 1993 et 1974 à 1979) et une période stoppée par un dépôt de bilan en 1998. Le club s’est alors reconstruit et structuré afin de retrouver le National dès la saison 2011-2012.
Sur la route des Vosges, la météo est capricieuse, les giboulées de mars s’abattent sur la quatre voies, alors même que le soleil brille, offrant un magnifique arc-en-ciel. Les rayons de soleil ne sont pas que dans le ciel, mais aussi sur le terrain du stade de la Colombière, surplombant la cité des Images.
Au coude à coude avec Fleury (42 pts) et Bobigny (42 pts), Epinal (43 pts) aurait pu conserver la tête de son groupe en profitant d’une situation en fin de match. Rafael Mazzei, latéral spinalien, envoie sa tête sur la barre bisontine : le match se conclut sur un triste 0-0.
Lorsque Pascal Moulin quitte le club, l’été dernier, il faut lui trouver un successeur. Le profil de Fabien Tissot, ancien joueur pro passé par Nancy, est choisi. Le Lorrain connaît très bien la maison. Il en a porté le maillot entre 1994 et 1996, en National et en D2, et il a entraîné l’équipe entre 2009 et 2015 (deux accessions en National).

Meilleur souvenir sportif ?
Thonon Evian Grand Genève. Ce nom ne vous rappelle rien ? Réfléchissez bien. Evian Thonon Gaillard, bravo ! Oui, c’est le même club. Mais ce n’est plus la même appellation. Ce n’est pas non plus le même projet. Et ce ne sont pas les mêmes hommes.
Après un début de saison très compliqué (quatre défaites lors des six premières journées), elle semble avoir pris la mesure de ce championnat. Remontée à la 8e place de sa poule, elle compte 10 points d’avance sur le 12e et premier relégable, Alès, où elle se rend d’ailleurs ce soir (19h), et 8 sur le 11e, Toulon (les deux moins bons 11es des quatre groupes seront également relégués en N3).
C’est quoi, l’objectif, concrètement ?
N’avez-vous pas l’impression de vouloir écrire ou réécrire l’histoire ?
Si le club retrouve le monde pro, où allez-vous jouer ? Actuellement, à Thonon, là où l’histoire de Croix-de-Savoie, qui est devenu Evian Thonon Gaillard, a commencé, cela ne semble pas possible…
A terme, Thonon Evian Grand Genève peut-il devenir pro ?
Y a-t-il au club des anciens d’Evian Thonon Gaillard ? Comment ça se passe avec eux ?
A ce niveau, et de surcroît quand le club évoluait encore au niveau régional, on n’avait rarement vu un projet aussi important…
Qu’est ce qui rend cette poule « sud » de National 2 si particulière ?
Avez-vous douté en début de saison, quand les résultats n’étaient pas là ?





