Ligue 3 : Villefranche-Beaujolais entre deux eaux !

Porté par un impressionnant vivier de 650 partenaires et une ambiance unique dans son «  vieux  » stade Chouffet, le FCVB, qui a lancé plusieurs projets structurels, a fait de l’authenticité et de la convivialité son particularisme et espère fêter son centenaire, l’année prochaine, à nouveau en Ligue 3. Il en fait même une question de fierté.

Par Anthony BOYER, à Villefranche / mail : aboyer@13heuresfoot.fr / Photos 13HF et FCVB

Le stade Armand-Chouffet. Photo 13HF

Imaginez une ville de 35 000 habitants dans un bassin de population de 75 000, plus connue pour son Beaujolais que pour son équipe de football, en Ligue 2. Imaginez un club « du terroir » dans l’antichambre des cadors, une sorte de mini-Auxerre ou de mini-Rodez en Calade ! Mais pour ça, il faut avoir… de l’imagination !

Pourtant, par deux fois, en 2021 et en 2022, le Football-club Villefranche-Beaujolais est passé très près de réussir l’impensable et d’accéder en Ligue 2. C’était sous l’ère Hervé Della Maggiore (2021-2023). Malheureusement, à chaque fois, les « tigres » Caladois, le surnom de l’équipe, 3es à l’issue des deux saisons régulières, se sont cassé les dents aux barrages. La première fois contre Niort, la seconde contre Quevilly Rouen.

Autant face aux Normands, les Caladois avaient été dominés physiquement (1-3, 0-2), autant face aux Chamois, il y avait eu match, comme on dit, et à neuf minutes près, l’accession aurait été validée. Mais les Niortais, battus à l’aller au stade Armand-Chouffet (3-1) et touchés dans leur orgueil avec ce tour d’honneur des locaux, n’avaient rien oublié et leur esprit revanchard avait fait le reste en fin de rencontre (2-0), le but inscrit à l’extérieur leur permettant de conserver leur place en Ligue 2. « On a fait le deuil de tout ça » assure Gaëtan Mazzola, 37 ans, manager général du FCVB et présent au club depuis septembre 2011.

Six coachs en cinq ans

Quatre ans et demi plus tard, pas mal de choses ont changé à Villefranche. L’équipe, bien sûr, dont l’ossature forte et fidèle de la fin des années 2010 et du début des années 2020, n’est plus là. Le coach aussi, dont le fauteuil est devenu, ici aussi, instable, comme le montre le nombre de techniciens utilisés depuis le départ d’Alain Pochat en 2021 : 6 déjà, en comptant le retour de ce même Pochat pour quelques mois fin 2024. Et les résultats : habitué de la première partie de tableau pendant ses premières années de National, le FCVB souffre depuis trois saisons, nous y reviendrons plus loin.

Ici bat le coeur de la Calade !

Du monde à la bodega. Photo 13HF

Ce qui n’a pas trop changé, en revanche, c’est ce « vieux » stade Armand-Chouffet, du nom d’un ancien maire, où bat le coeur de la Calade… et du Beaujolais, comme indiqué sur l’immense bâche dressée le long de la petite tribune principale (650 places assises). Certes des travaux sont en cours, des projets sont lancés, mais l’esprit est toujours là. Et en Ligue 3, il n’a quasiment pas d’équivalent. Avec sa bodega derrière les buts, son salon VIP « Invicta » et sa deuxième «petite» tribune en face (850 places assises), sa buvette près de la main courante où les spectateurs aiment s’appuyer, l’atmosphère respire la convivialité, l’authenticité, la fête, la joie de vivre et d’être ensemble. Et de tout cela, le FCVB ne veut pas se départir.

« On a trois espaces VIP, décrypte Gaëtan Mazzola ; derrière les cages, on a la bodega sous le chapiteau ouverte au grand public. Cette saison, à chaque match, une classe des Conscrits fait une animation (La fête des conscrits de Villefranche-sur-Saône est une tradition intergénérationnelle, Ndlr). Là, contre Cannes, c’était les classes en 9, ils sont venus le matin dynamiser le stade. Cela crée une ambiance, une convivialité. On a aussi l’espace 3e mi-temps, le club Invicta, en face, et aussi deux espaces dans la tribune officielle : le salon Philibert, c’était une ancienne buvette des années 30 que l’on a rouverte ! Et en haut de la tribune, on a la loge Jean Gachon, avec le club 1927, qui regroupe nos 100 plus gros partenaires. On a un gros club affaires, avec quasiment que des entreprises locales. »

Centenaire en mars 2027 !

Un parking verra le jour à cet emplacement, avec un nouvel accès. Photo 13HF

Facile de comprendre que le « club 1927 » fait référence à l’année de naissance du FCVB, qui fêtera ses 100 ans le 25 mars 2027 ! Le FCVB a donc bien grandi, mais il entend encore … s’agrandir ! Derrière les buts, le chantier est avancé. Et pour ce qui est de la tribune Honneur, c’est pour bientôt. « Le stade est en zone inondable, c’est pour ça qu’il y a des travaux derrière les cages, détaille le manager général ; ils sont menés par l’Epage, le syndicat des rivières, et concernent aussi le lycée Louis Armand. Cela permettra d’avoir des parkings. Ensuite, on a le projet de rallonger la tribune Honneur, qui ira des 16 mètres jusqu’aux 16 mètres. Sa capacité passera de 650 à environ 1500 places assises, on veut faire petit mais plein. Il y aura aussi une augmentation des espaces VIP, parce que là, on est vraiment surbooké. Enfin, à l’heure actuelle, nous n’avons que deux accès pour rentrer au stade, c’est une obligation d’en avoir un troisième. Un appel d’offres vient de se terminer pour designer un AMO (Assistant maîtrise d’ouvrage) qui pilotera le projet. La pelouse sera également refaite. On espère que ces travaux seront terminés pour le début de la saison 2028-2029. Ce qui est sûr, c’est que l’on veut garder la main courante qui fait le charme du stade et nous différencie. On veut conserver cette proximité et que nos adversaires sentent un peu l’odeur du Beaujolais quand ils viennent tirer un corner (rires) ! »

De 80 à 650 partenaires/mécènes !

Si Gaëtan Mazzola maîtrise bien toutes les composantes d’un club, notamment la partie partenariat, c’est justement parce qu’il a commencé au poste de commercial et responsable marketing-communication : « Quand j’ai démarré, on était deux, Philippe (Terrier, le président) et moi, qui m’occupait de la partie business, raconte celui qui aime être dans l’ombre ; puis le poste a évolué en même temps que le club, et on est passé de 80 à 650 partenaires et mécènes ! On est aussi passé de 200 spectateurs à Chouffet à 2000 le vendredi soir, et on fait aujourd’hui 2,7 millions de sponsoring et mécénat. C’est vraiment la masse et l’effort collectif des entreprises du territoire qui permettent au FCVB de vivre. »

« Notre force, c’est la convivialité »

Face à la tribune principale, l’autre tribune peut accueillir 850 personnes. Photo FCVB

Contre Cannes, environ 1 200 spectateurs étaient présents samedi dernier à Chouffet. En temps « habituel », un vendredi soir, une telle affiche aurait attiré près de 2000 personnes. Seulement voilà, jouer en championnat le samedi après-midi à 14h45 pénalise le club. « Le vendredi soir, on tournait autour de 1700 / 1800 l’an passé, et avec des résultats moyens, regrette Gaëtan Mazzola. Un samedi à 15h, forcément, on est moins dans le partage. La perte se mesure sur nos recettes. Parce que notre force, c’est la convivialité. Samedi dernier, on avait 10 équipes de jeunes qui jouaient, cela représente 150 enfants. Si l’on y ajoute les dirigeants et les accompagnants, cela fait presque 300 personnes de notre propre club qui ne peuvent pas venir au match, sans compter les clubs de l’agglomération. Sincèrement, jouer le vendredi soir, c’est vraiment autre chose, avec des espaces VIP qui sont pleins. On a refusé 20 tables VIP l’an passé en avril pour notre dernier match à domicile contre Paris 13 » Et d’ajouter : « On est d’autant plus fâchés avec cet horaire que les affluences restent bonnes, alors que sportivement, on balbutie depuis 3 ans. Imaginez si les résultats étaient meilleurs, elles gonfleraient. »

Terrier : « On continuera d’exister malgré les contraintes »

Jouer le samedi après-midi est un sujet qui irrite bon nombre de clubs de la division. Philippe Terrier, le président, ne s’en remet pas : « On détruit notre modèle. S’il n’y a pas une révision de la formule par la FFF… mais je ne veux pas passer mon temps à gueuler ! Pourtant, la feuille de route de monsieur Diallo (le président de la FFF) au départ était claire, tournée vers les territoires et la pérennité, mais les clubs détenus par des fonds d’investissement qui perdent entre 3 et 6 millions par saison, ils s’en foutent (sic), parce qu’ils savent que les caisses seront renflouées en fin de saison, on n’est pas sur les mêmes problématiques. Les horaires doivent être revus. Ici, les gens viennent prendre du plaisir au stade, se retrouvent, mais avec cette formule, ceux qui paient les pots cassés, ce sont des clubs comme le nôtre, alors que l’on a une gestion financière très saine, que l’on ne dépense pas l’argent que l’on n’a pas. En fait, je me demande si l’on ne veut pas supprimer les petits clubs. En tout cas, à Villefranche, on a des vraies valeurs, et on continuera d’exister malgré les contraintes. »

Neuf saisons d’affilée en National/Ligue 3

La main courante fait le charme du stade. Photo FCVB

À Villefranche, on est vraiment dans l’esprit d’un championnat de territoires, et ça se ressent. C’est ce particularisme cultivé depuis des années qui fait la fierté des dirigeants et la marque de fabrique du club, dont l’exercice 2026-27 est le 9e de suite en National / Ligue 3. A seulement une unité d’égaler le record du nombre de saisons d’affilée à cet échelon, détenu par trois clubs : Avranches (2013 à 2023), Boulogne-sur-Mer (2012 à 2022) et Cannes (2001-2011).

Mais pour réaliser la passe de 10, le deuxième club le plus « vieux » de la division (derrière Concarneau et ses 10 saisons entrecoupées d’un exercice en L2) devra à nouveau sauver sa peau dans cette Ligue 3 qui n’a plus rien à voir avec le National que le FCVB a connu en 2018, l’année de son accession. D’ailleurs, sur les 18 équipes de la poule, seuls Concarneau et Bourg-en-Bresse/Péronnas étaient déjà là il y a 8 ans.

Et pour sauver la peau d’un FCVB mal en point au classement, les dirigeants ont misé sur un nouvel entraîneur, Hakim Malek, sans club depuis son « presque miracle » avec le FC Martigues, à qui il avait redonné des couleurs et des ailes de manière spectaculaire en Ligue 2, entre janvier et mai 2025.

Objectif : le centenaire en Ligue 3

Le président Philippe Terrier (à gauche) aux côtés du conseiller Maxime Gonalons. Photo FCVB

Exit donc Fabien Pujo, un coach qui collait pourtant si bien à l’esprit FCVB, très apprécié au club. Déjà dans le dur la saison passée, achevée finalement à la 12e place, Pujo a payé les résultats inquiétants de ce début de saison et un classement qui l’est tout autant (lanterne rouge avant la venue de Cannes).

Mais Philippe Terrier, le président du club (depuis 2010), avance une explication : « Avec le recul, je pense que Fabien s’est mis trop de pression. C’est l’année du centenaire, il y a cet objectif de maintien à tout prix, parce qu’ici, on ne conçoit pas autre choise que de le fêter en dehors de la zone rouge, au printemps prochain. Cette pression, il se l’est mise tout seul, trop peut-être…»

L’intéressé n’est plus là pour le dire, mais son départ en bons termes renforce l’idée qu’il a de son métier : « Je suis devenu socios du FCVB, comme je le suis de tous les clubs où je suis passé (GOAL FC, Cannes, Toulon, Bergerac, Saint-Malo, etc.). « Fabien a laissé une très belle image, assure Gaëtan Mazzola, il a quitté le club de manière très propre, il est apprécié des joueurs et des dirigeants. Il avait démontré une très grande envie de venir chez nous et cela nous avait plu. Son départ est une décision purement sportive, cela n’a rien à voir avec l’humain ».

La dernière place abandonnée !

Sullivan Pean, auteur d’un sacré match face à cannes ! Photo FCVB

Après un intérim de deux matchs assuré par l’adjoint Mathias Laforest, Hakim Malek est arrivé cinq jours avant un 5e tour de coupe de France piégeux sur le terrain d’Andrézieux (N1, qualification 3-1) et une 10e journée de Ligue 3 face à la dernière équipe invaincue de Ligue 3 après la défaite du Vendée FC La Roche-sur-Yon à Caen, l’AS Cannes. Un gros morceau dans lequel les coéquipiers d’un Sullivan Péan impérial devant les assauts azuréens de la seconde période ont mordu à pleines dents : victoire 2-1. Enfin ! Et voilà le FCVB qui a laissé la dernière place au FBBP01.

Mais le nouveau coach, s’il ne boudait pas son plaisir face à une équipe qu’il avait failli rejoindre il y a un an presque jour pour jour – l’AS Cannes avait finalement opté pour Mathieu Chabert -, était cependant conscient du travail à réaliser pour sortir de la zone rouge. « Après notre première période plutôt maîtrisée, où l’on n’a pas concédé grand-chose, on a perdu le fil dans la seconde, c’était prévisible, mais je ne veux pas réduire notre match à ça, on avait besoin de points, on a cherché à maintenir notre avance et Cannes (pourtant réduit à 10 depuis la 20e minute après l’expulsion de Sébastien Corchia) a fait ce qu’il fallait. On a fait preuve de solidarité, on a eu de la réussite et un bon gardien, et on a maintenu le score ».

Un manque de continuité chez les coachs…

Hakim Malek, le nouveau coach du FCVB. Photo 13HF

Au delà-de l’aspect technique, qui a parfois plu au nouveau coach en première période – « On a réussi à combiner, à faire des décalages, comme sur les deux actions qui amènent les deux cartons jaunes de Corchia » -, c’est surtout l’aspect mental qui a compté : « On doit grandir dans la gestion des matchs quand on mène au score. Ce n’est pas que l’on avait peur de gagner, mais plutôt peur de ne plus perdre. 2 à 0 à la pause, c’est un score merdique, il y a une gymnastique mentale qui est complexe. Même si on a été malmenés, on a été plutôt solides et j’ai aimé notre solidarité, notre volonté de ne pas prendre de but à 2-1, de préserver le score. »

Sixième coach donc depuis 2021 (Hervé Della Maggiore, Romain Revelli, Alain Pochat, Laurent Combarel et Fabien Pujo), Hakim Malek s’inscrit, pour l’heure, dans une mission « maintien », c’est le deal. Difficile de voir plus loin pour l’heure.

Ces changements de techniciens, Philippe Terrier espère les réduire : « On doit aussi essayer de retrouver une certaine stabilité à ce niveau-là, mais il faut comprendre que le métier d’entraîneur est compliqué. Hakim, s’il fait une opération remontada, soit il risque peut-être d’être appelé ailleurs, soit il sera tombé amoureux du club et restera chez nous, et c’est ce que j’espère. »

« C’est vrai qu’il y a eu un manque de continuité depuis le départ d’Hervé Della Maggiore, renchérit Gaëtan Mazzola. Après ça, on a ouvert un nouveau cycle avec Romain Revelli, ça se passait bien, on était dans les 3 premiers et puis il y a eu l’affaire Fahem Benaïssa, et la perte des 7 points (3 matchs donnés à rejouer, Ndlr), ça a plombé tout le monde. Ensuite on a tenté le pari Laurent Combarel avec énormément de jeunes, dont ceux de la réserve qui avaient survolé le championnat, mais l’effectif était trop léger. On a essayé de relancer un cycle avec Fabien (Pujo), on a fait une saison 2025-26 en dent de scie. Mais le constat aussi, c’est que l’on a manqué de continuité dans nos effectifs ».

… et dans les effectifs

Gaëtan Mazzola, le manager général du club. Photo FCVB

C’est peut-être aussi ce qui explique des saisons plus « difficiles » depuis l’ère Della Maggiore : 13e en 2024, 15e en 2025 et 12e la saison passée, on est loin des années fastes (2020 à 2023). Auparavant, le FCVB parvenait à conserver ses meilleurs éléments, souvent des trentenaires, bien installés en famille dans la région. On se souvient par exemple de la période « Jasse-Taufflieb-Sergio-Blanc », que beaucoup de supporters regrettent encore aujourd’hui au stade.

Mais cette époque est révolue. Aujourd’hui, Villefranche est forcé de tout chambouler chaque année et doit faire face à une concurrence féroce et à des salaires beaucoup plus importants ailleurs. « Le FCVB est plus regardé que par le passé, explique Philippe Terrier ; on a eu des joueurs qui ont performé et sont partis à des niveaux supérieurs, d’autres aussi qui n’ont pas répondu aux attentes, il a donc fallu à chaque fois remanier l’effectif, repartir de zéro. On le voit bien sur le communiqué d’Hervé Della Maggiore (lire le communiqué), les clubs ne parviennent pas à conserver leurs meilleurs éléments. Quand on s’appelle Villefranche, que l’on verse des salaires de 3000 euros, et qu’un autre club offre 8000, on fait comment ? »

Même constat pour Gaëtan Mazzola : « On est entre deux eaux. Quand on a des bons joueurs, c’est compliqué pour un club comme le nôtre de les conserver. On parlait des Jasse, Blanc, Sergio ou Taufflieb, ils étaient parfois sollicités mais ils étaient plus âgés, avaient leur famille à Villefranche où ils se sentaient bien, et puis on n’était pas sur les mêmes salaires. Le championnat était différent. Mais on a fait le deuil de tout ça, de se dire qu’on va garder 70 % de notre effectif. En raison des offres irrefusables de l’extérieur, et même parfois de celles qui proviennent de notre propre championnat… C’est pour ça que l’on essaie de fonctionner autrement ».

Un mercato 2026 lucratif

Fonctionner autrement. Car s’il ne peut pas retenir ses meilleurs éléments, en revanche, le FCVB peut les vendre : « De ce point de vue-là, on vient de réaliser notre meilleur mercato, poursuit le manager général. Cela a généré des revenus qui permettent d’investir sur les futures infrastructures ou d’être mieux armés face à la crise économique. Là, on a vendu Mathis Touho (Rodez, L2), Babacar Leye qui cartonne à Pau (L2) et Sambaly Keita en Italie (Mantova, série B). L’idée, c’est celle-là. OK, on ne peut pas retenir nos meilleurs joueurs, alors soyons plus malins. C’était notre point faible : on a eu des belles équipes, de beaux effectifs, mais on n’a pas su générer des revenus. Là, on y est parvenu avec ces ventes. Il faut continuer dans ce sens-là. Si on arrive à faire 10 à 15 % de notre budget – qui est de 4 millions d’euros – grâce aux ventes de joueurs, ce sera très-très bien. »

Le maintien, une question de fierté

Photo 13HF

Le 27 mars prochain, le FCVB fêtera donc son centenaire. En Ligue 3 c’est une certitude… mais quid de son classement final le vendredi 21 mai, date de la dernière journée de championnat ? Evidemment, tout le monde à Villefranche-sur-Saône espère que le maintien sera acquis. « C’est l’objectif, c’est une question de fierté, mais descendre en National 1, si on ne l’envisage pas, ne serait de toute façon pas une catastrophe, assure Terrier, qui met à nouveau en avant la gestion saine. »

Même son de cloche là encore chez le manager général : « Tomber en N1 ? Non, cela ne serait pas une catastrophe, même si cela ferait bien « ch… «  On a vraiment comme objectif de fêter le centenaire en Ligue 3. Et puis, ce serait bien de se maintenir et d’avoir nos nouvelles infrastructures en Ligue 3 également, je pense à notre centre d’entraînement, dont le nouveau terrain, aux normes de la Ligue 2, sera livré au printemps, et au bâtiment, centre de vie qui sera la maison FCVB. » Sur le ton de la boutade, Mazzola lance : « En fait, si on descend en N1, le seul avantage, c’est que l’on jouerait le vendredi soir ! »

Hakim Malek : « On avance ! »

La balle est dans le camp des joueurs et du nouveau coach, qui savent ce qui reste à faire : « On a pris 3 points contre Cannes, mais ça ne change rien à notre situation. Quand on sera sortir de cette zone de relégation, on verra, lance Hakim Malek, optimiste. Je trouve qu’on avance et je pense que ça se voit, les intentions sont là même si ce n’est pas parfait, parce qu’on a des joueurs de qualité, qui peuvent proposer des choses et ils s’en rendent compte, mais ça ne viendra pas en 10 jours. On n’est pas non plus dans un état d’urgence. Moi je suis là, j’apporte ma bonne humeur, je mets mes idées en place, j’installe mon cadre et je laisse une certaine marge de liberté qui convient aux joueurs. Je le répète tous les jours, mais le maintien se jouera peut-être à la dernière journée. » Pas encore le moment, donc, d’imaginer la Ligue 2 !

  • Texte : Anthony BOYER / mail : aboyer@13heuresfoot.fr
  • Photos : PFCVB et 13heuresfoot 
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